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Lettres d'un Kuramoto vol.507: « Faire revivre l’économie locale à travers les restaurants »

Hiroshi Sakurai, Mai 2021

J'ai récemment réfléchi à cette question et, au cours des deux prochains jours, je discuterai des détails de ce que je compte faire, avec ceux que je considère comme des alliés dans cette entreprise. Si nous lançons une pétition, j'apprécierais votre soutien.

Au Japon, nous avons plusieurs fois été confrontés à des épisodes de hausse des cas d'infections, principalement dans les zones urbaines du Kantô et du Kansai (e.g. Tokyo, Osaka). Et malgré que le gouvernement ait déclaré un nouvel état d'urgence, comme le lui a recommandé les experts, les associations médicales et les gouverneurs des préfectures concernées, nous observons que les foules en extérieur, à Tokyo et dans d'autres régions, n'ont pas vraiment diminué cette fois-ci. 
Ce n'est pas parce que les gens en ont marre de vivre avec le virus, mais plutôt parce que beaucoup ne croient pas à l'efficacité de ce nouvel état d'urgence (notamment les restrictions dont on peut dire qu'elles ne visent essentiellement que les restaurants).

Après tout, le fait que certains fonctionnaires au niveau local, ou même certains fonctionnaires du Ministère de la Santé, ceux-là même qui imposent des restrictions aux restaurants, aient continué à se rencontrer et manger ensemble tard dans la nuit, est un abus de confiance inexcusable.
Ce fait n'a d’ailleurs été révélé que parce qu'il y avait eu des cas d’infections parmis eux, mais il semble qu'il y ait eu beaucoup d'autres activités "contraires aux règles" dont nous n’avons pas encore entendu parlé.
Par ailleurs, il en va de même pour les politiciens. En fin de compte, aucun d’entre eux ne croit en l'efficacité de ces restrictions. Bien qu’ils n'y croient pas eux-même, ils continuent à imposer leurs restrictions aux restaurants, comme des brutes. 

Cependant, en raison de ces restrictions répétées, que ce soit vis à vis des heures d'ouverture ou de l'interdiction de servir de l'alcool, de nombreux restaurants à travers le pays semblent épuisés et beaucoup sont au bord de la faillite.
En fait, on me dit que certains d'entre eux prévoient d'attendre de recevoir les aides de l’Etat prévue en Juin avant de mettre la clef sous la porte. Certains d'entre eux préfèrent faire faillite avant de devoir commencer à rembourser ces aides. 
Naturellement, la faillite ou l'insolvabilité des restaurants entraînera une faillite en chaîne des fournisseurs alimentaire du secteur, ce qui aura à son tour un impact énorme sur les riziculteurs, les maraîchers, les pécheurs et éleveurs qui les approvisionnent. 
Bien entendu, cela aura un impact considérable sur les producteurs de saké tels que nous.

Pour l'instant, le Japon doit faire tourner son économie tout en prévenant les hausses des cas d’infections. Cependant, si rien n'est fait, nous serons témoins de l'énorme impact sur les économies locales. 
Malheuresement, les autorités locales et les agences compétentes se dérésponsabilisent en se cachant sous un discours de prévention de la propagation du virus. Elles ne semblent pas se soucier ni du sacrifice demandé aux restaurants, ni du délitement de l'économie locale qui en résulte.

Le fait est qu'il y a peu d'opposition publique de la part des restaurateurs. En raison de la nature du secteur, il y a peu de grandes entreprises et il est donc difficile pour eux de s’unifier dernière une même opinion.
Mais ça ne veut pas dire que les politiciens peuvent leurs imposer tout ce qu’ils veulent.
Il me serait insupportable de voir disparaître nos restaurants, ceux-là même qui font rayonner le charme de la gastronomie nipponne.

C'est pourquoi j'aimerais proposer que nous revoyions les restrictions d'heures d'ouverture pour les restaurants ; fermer à 20 heures et arrêter de servir de l'alcool à 19 heures, c’est trop dommageable pour les restaurants. D'autre part, ce genre de restrictions fait que qu’il y a  plus de gens à l’interieur des restaurants et dans les transports à certaines heures, et par conséquent cela favorise la propagation du virus. 

Ne serait-il pas possible d'autoriser les restaurants à faire plus de couverts par jour, à condition de réduire la capacité d’acceuil à 50 % comme aux Etats-Unis ?
Par exemple, un couvert à 17:00~18:30, à 19:00~20:30, à 21:00~22:30, etc.
Pour certains restaurants gastronomique, il pourrait peut-être faire moins de couverts, mais ouvrir plus longtemps ?
En tout cas, une extension des heures d'ouverture permettra de normaliser la situation et rendre la gestion du restaurant plus gérable.

Le secteur de la restaurantion fait vivre l'économie à l’échelle locale : il prend en charge près de 80 % du marché de l’emploi au Japon. 
Nous devons bien sûr prendre des mesures de prévention du virus, mais tout en protégeant l'emploi et l’entreprenariat dans le secteur. Il est indispensable que, d’une manière ou d’un autre, nous limitions l'augmentation du nombre de personnes dans le besoin en raison de faillite ou de chômage à cause du virus.
Je pense également que l'économie japonaise ne peut être soutenue par la seule économie mondiale, qui est portée par les grandes entreprises. Il est important pour le Japon que le secteur de la restauration reste sain en tant que tel et continue d'être une source d'emploi.

Nous devrions continuer à prendre des mesures telles que la gestion efficace des lits de réanimation, l’évaluation calme des risques liés aux des vaccins et, si approuvé, à leur vaccination (efficace), ainsi qu’à la mise à disposition de tests PCR approfondis (à Hiroshima, le nombre de cas est faible par rapport à la taille de la population grâce à des tests PCR drastiques. C'est grâce au gouverneur Yuzaki !).
Ce que nous ne devons pas oublier, c'est le respect envers les professionnels de santé qui se battent sur le terrain, ainsi que la volonté et l'unité d'une société qui ne permettra jamais la calomnie contre eux ou leurs familles.

Le Français Jacques Attali, considéré comme un des plus grand intellectuel contemporain d'Europe, et l'Allemand Markus Gabriel, considéré comme le philosophe le plus remarquable du monde actuel, ont exprimé de manière inattendue la même opinion dans leurs derniers ouvrages respectifs, affirmant qu'il est dangereux de prendre des décisions politiques en se fondant uniquement sur les avis des experts en maladies infectieuses.
Bien que la France et l'Allemagne semblent avoir des mesures de contrôle du virus et des situations légèrement différentes, ces deux intellectuels semblent être d'accord pour dire que nous ne devrions pas nuire à l'économie au-delà d'un certain point, car cela conduirait certainement à la misère de la société et de l’individu.

D’ailleurs, j’en profite pour vous annoncer ici que les exportations de notre saké « Dassai » vers l’étranger se portent bien, surtout en Asie. Tant que nous continuons à trouver des conteneurs pour le transporter, nous nous attendons à une plus grande croissance de nos exportations : la situation aux États-Unis et en Europe n'est pas aussi mauvaise qu'au Japon. 
En d'autres termes, le paysage économique de chaque pays, que nous, producteurs de saké, voyons à travers les commandes que nous recevons, nous fait voir à quel point le Japon est le perdant de cette situation.

Du reste, un de mes amis m'a dit que si j'insiste de proposer de revoir les restrictions imposées aux restaurants, je serai attaqué de toutes parts. Mais il me semble que chacun d'entre nous devra payer le prix de cette mauvaise gestion de la crise du coronavirus. Et c'est pourquoi je me dois d’élever la voix.


"Sans une relance de l'économie locale, le Japon ne pourra pas se redresser."
Dans le Japon moderne, après avoir vu la mondialisation et la révolution numérique, même si des entreprises globalisées comme les GAFA apparaissaient, nous ne pouvons pas espérer qu'elles soient d’importantes créatrices d’emplois. 
En revanche, 80% des gens travaillent dans l'économie locale, et si nous pouvons créer une société où ils sont bien traités, le Japon retrouvera sa richesse.
Extrait de "La nouvelle économie de type L" (Shin L-gata Keizai) : Co-rédigé par Kazuhiko Tomiyama et Soichiro Tahara



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